Réaction à l'article Pseudo-coachs et vrais coachs

Ils ont réagi à cet article...
J'ai reçu et j'espère recevoir encore beaucoup de commentaires et de réactions à mon article. Il me semble que c'est ainsi que l'on peut mieux comprendre ce qu'est la profession de coach et qui sont les pseudo-coachs, le coachs auto-proclamés, mais aussi, les coachs naturels qui, oui, obtiennent parfois de meilleurs résultats que les coachs diplômés, certifiés, accrédités, etc.

Je vais ajouter ces commentaires au fur et à mesure où ils me parviendront.
Un grand merci aux personnes qui se sont manifestées; surtotu à celles qui ont accepté que leur commentaire figure ici
 
Bonjour Marie-Paule

Voici mes commentaires, comme tu me l'as demandé. Et dans le mesure où tu penses qu'ils peuvent être utiles à tes lecteurs, je t'autorises à les publier

Jean-Pierre Fortin, coach professionnel
MCC, CEC, CRHA, CA
www.coaching.qc.ca


Le titre de ton article

Je préfèrerais «Coachs autoproclamés et coachs professionnels» qui serait moins péjoratif tout en étant aussi percutant pour véhiculer l'idée d'une distinction entre les deux.

Coachs naturels et coachs autoproclamés

Il existe des « coachs naturels ». J'en connais et je peux t'assurer qu'ils m'impressionnent. Certes il y a des abus de langage et de nombreux consultants ayant flairé la bonne affaire se sont mutés en « coachs autoproclamés ». N'empêche que certaines de ces personnes arrivent dans le métier avec une longue et significative expérience dans un domaine de l'activité humaine. Il leur manque des techniques qui leur permettraient sans doute d'être plus efficaces. Néanmoins, ils ne sont pas totalement dépourvus de talents.

Le coaching est plus qu'une mode

Personnellement, je crois que le coaching est plus qu'un mode. C'est vraiment un besoin éprouvé par les individus d'être accompagnés dans leurs difficultés ou la réalisation de leurs objectifs. Autrefois, il y avait les prêtres, puis les psys. Maintenant les coachs ont pris la relève. Et si les coachs ne livrent pas la marchandise au fil des ans, ils seront aussi remplacés dans X temps.

60 heures de formation pour devenir coach?

Il y a différentes façons d'acquérir des connaissances : la lecture, la formation, l'expérimentation. Peut-on parler de 60 heures comme étant une véritable base? Notre intention, à coaching de gestion, est de faire un premier cycle, surtout pour permettre aux participants d'expérimenter le coaching et d'avoir une base de décision pour déterminer s'ils veulent devenir « vraiment professionnels » et cela en poursuivant au 2e cycle, puis éventuellement au 3e cycle, en participant aux conférences internationales, aux activités de leur section locale, etc.
Quant aux associations de coachs, il en existe plusieurs maintenant. L'ICF et la WABC me semblent les plus sérieuses.

Une spécialité dans le domaine de pratique?

La spécialité n'est pas forcément un idéal, mais plutôt un facteur synergétique qui permet d'utiliser le passé comme tremplin pour une nouvelle dimension à la carrière.

Oser poser des questions

Tu as raison, ce sont en effet de bonnes questions qui méritent réponses et qui ne devraient pas surprendre un coach professionnel.

L'empire des coachs

Voilà le genre d'écrits qui découle des abus de confiance pratiqués par des « coachs autoproclamés » et des « coachs professionnels ». En France, ils se remettent péniblement de ces abus qui ont été largement diffusés et commentés dans les médias. Tout comme on trouve de mauvais médecins, avocats, plombiers, etc., il y a de mauvais coachs. Et même parmi les «coachs professionnels».

L'idée, dans tout cela, n'est pas de mettre du plomb dans l'aile du coaching mais plutôt de voir comment des gens qui ont un désir sincère d'aider les autres peuvent le faire de la façon la plus efficace possible. Il me semble que c'est mieux d'éclairer que d'apeurer les gens.

Bonjour Marie-Paule,

Tout de suite quand j'ai vu ton nom sur l'Alchymed, j'ai ouvert ton article. (En tant que coach en transition de carrière oeuvrant ici près de Londres en Angleterre auprès des gens au mitan de la vie, j'ai lu et adore ton livre Une retraite heureuse acheté en 2005. Je l'utilise fréquemment. Chapeau !).

Oui, un retentissant oui a décrier les pseudo-coachs qui se manifestent ici et là ! Mais je ne suis pas d'accord que promouvoir a tout prix une accréditation soit la solution. Hélas, de nombreuses firmes fournissent ces accréditations qui sont souvent des coquilles vides échangées contre une somme de $$.

Dans mon cas, malgré une maîtrise en psychologie sociale de l'Université de Londres, une formation complète de coach et d'orienteur de carrière, 28 ans d'expérience en tant que gestionnaire supérieure, et une formation continue très dynamique, je n'ai pas eu satisfaction à trouver une boite d'accréditation crédible et je suis réticente à poursuivre ce cheminement pour l' instant.

Mes clients sont des gens bien instruits et expérimentés qui savent flairer une vraie professionnelle d'une pseudo-coach. Je n'ai jamais eu de problèmes de crédibilité car dès la première rencontre, les gens savent très tôt que je ne vends pas de l'huile de serpent (snake oil) !

Alors voila pour ma retroaction. Merci d'avoir ouvert le débat. Entretemps, continue le bon travail; tu es un «role model« pour moi. J'espère que nos chemins se rencontreront un jour.

Au revoir !

Louise Gagnon
MSc Soc Physch, Career Counsellor and Life Coach
Mid-Life Career Solutions
Guildford, UK

Bonjour,

Je viens de lire votre article sur alchymed. Effectivement votre réaction est vive bien que compréhensible. Mon argumentation tient dans le fait que vous comparez le coaching à la «thérapie brève» et je ne suis pas d'accord..; en France le coaching s'est situé en dehors de toute forme de thérapie, qu'elle soit traditionnelle, verbale, corporelle ou dite brève et j'ai trouvé dommage d'en faire l'amalgame.

Que pensent les membres de votre profession au canada concernant les abus que vous citez? je ne sais pas s'il est juste comme en France d'aller à l'effet inverse où tout est contrôlé par ceux qui mettent la main mise sur ce qui concerne le développement personnel etc...car la créativité n'y trouve plus sa place non plus... Par contre je suis tout  à fait favorable aux regroupements professionnels pour la mise en place d'une éthique, un code de déontologie où chacun s'engage à un peu ce que vous avez décrit comme garantie de sécurité: un label en somme car certaines dérives viennent aussi de personnes ayant des "diplômes"; en France le monde du coaching surtout en entreprise s'est vu récupéré par des psychanalystes ou même psychiatres et nous avons pu entendre des témoignages de déstabilisation émotionnelle induite par une forme de «thérapisation» du personnel, un peu à la sauvette, alors que le coaching a ses propres modes d'accompagnement, c'est ce que je voulais exprimer en indiquant qu'il ne faut pas l'amalgamer à de la thérapie brève, sinon c'est la porte ouverte à de nouveaux abus, par contre je suis tout à fait d'accord avec vous, qu'il représente une manne juteuse financière pour les personnes peu scrupuleuses: moi même j'ai vu un de mes stagiaires ayant échoué à sa validation en tant que praticien de la relation d'aide, se rebaptiser coach (spécialiste du coaching plus exactement) pour mieux se vendre et contourner l'éthique...

à tout bientôt de vous lire.
Patricia (France)
Aet-Biosynthonie.com

PS. Effectivement, sur mon site et dans mon accompagnement, je suis plus  connue et reconnue en tant que thérapeute, bien que j'accompagne en coaching, j'ai travaillé en collaboration avec un cabinet de consulting et de bilan de compétence, j'ai accueilli donc des personnes en changement professionnel, au chômage, préretraite, etc. Et dans mon activité propre, plus en coaching personnel (life-coaching),c'est vrai que le mot coaching m'a toujours gênée car il me renvoie à ce que je faisais dans le monde artistique (danse) avec les danseuse et danseurs.

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